Culture
Le sacre Orchestre national de France
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En prélude à ce programme Eiréné de Guillaume Connesson vient faire sa première française après une création au Concertgebouw d’Amsterdam en avril 2018. Eiréné fait référence à la déesse grecque de la paix : « J’ai voulu une étude du silence et des pianissimi. C’est un univers de touches de couleurs » dit le compositeur qui a toujours su orchestrer à merveille.
Ludwig Van Beethoven
Concerto pour violon en ré majeur (42’)
Un siècle plus tôt, c’est Ludwig van Beethoven qui faisait figure de moderne, même si son Concerto pour violon porte avant les traces du sublime et de la poésie. Dans le registre aigu si perché de sa sonorité, le soliste plane au-dessus de l’orchestre tel un funambule. Ses mélodies chantent bien loin de la masse humaine de l’orchestre, tel un héros romantique inaccessible.
Igor Stravinski
Le Sacre du Printemps (33’)
Moment clé de l’histoire de l’art, la création du Sacre du printemps, le ballet d’Igor Stravinski avec une chorégraphie du célèbre Nijinski (au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris en 1913), fut l’occasion d’un scandale mémorable. Plus d’un siècle plus tard, la musique de Stravinski n’a rien perdu de sa fureur dévastatrice et de son pouvoir de fascination. La musique primitiviste va chercher au fond de l’humanité ce qu’elle a de plus primal. Il s’agit d’un rituel durant lequel une jeune femme est offerte en sacrifice à une assemblée d’hommes. Les rythmes sauvages, les polyrythmies incroyablement touffues de la partition en ont fait une des premières musiques de la modernité du XXe siècle.
Né dans le Queens à New York, Tito Muñoz est internationalement reconnu comme l’un des chefs d’orchestre les plus talentueux de sa génération. Il est le directeur musical de l’Orchestre symphonique de Phoenix depuis 2014 et a été le Chef invité de nombreux orchestres d’Outre-Atlantique et d’Europe. Fervent défenseur de la musique contemporaine, il a dirigé également grand nombre de créations et créé plusieurs œuvres du compositeur américain Michael Hersch dont Le Concerto pour violon avec Patricia Kopatchinskaya. Tito Muñoz aime transmettre et dirige régulièrement les orchestres des universités et conservatoires majeurs d’Amérique du Nord.
En une décennie, la carrière de la violoniste Caroline Goulding s’est épanouie auprès d’orchestres parmi les plus importants, en récital et au disque. Née en 1995 aux États-Unis, le talent précoce de Caroline a été rapidement reconnu. Elle a fait ses débuts de soliste avec le Cleveland Orchestra alors qu’elle n’avait que treize ans. Elle a obtenu les prestigieuses bourses. En Amérique du Nord, elle a été l’invitée de nombreux orchestres symphoniques. En Europe et en Asie, elle a joué avec les orchestres des radios de Berlin et Francfort, l’Orchestre philharmonique des Pays-Bas et le Hong Kong Philharmonic, en récital, dans de nombreuses salles prestigieuse, comme le au Carnegie Hall ou la salle de concerts de la Cité Interdite à Pékin…
Le 17 novembre à 17h